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Centre de santé – Cancer de l'ovaire
Prévention

Il n'existe aucune recommandation claire pour la prévention du cancer de l'ovaire. Toutefois, il peut être utile de connaître certains facteurs de risque, particulièrement pour les femmes ayant des antécédents familiaux de cette maladie.

Limiter le nombre de cycles menstruels

Prévention
L'allaitement peut réduire le risque du cancer de l'ovaire.

Plusieurs études ont démontré que tout ce qui peut réduire le nombre de menstruations d'une femme au cours de sa vie peut aussi réduire le risque du cancer de l'ovaire, notamment :

  • la grossesse
  • l'allaitement
  • l'utilisation des pilules anticonceptionnelles
  • la menstruation à un âge avancé
  • le fait de commencer la ménopause à un jeune âge

Naturellement, nous n’avons aucun contrôle sur certains de ces facteurs, notamment le moment où une femme commence ses menstruations. Cependant, ces découvertes sont une bonne raison d’encourager les femmes à allaiter après l’accouchement. Les études ont montré que les femmes qui allaitent sont moins susceptibles de développer un cancer de l’ovaire.

Une étude publiée par le Women’s College Research Institute, en 1998, a démontré que les femmes ayant un risque génétique d’avoir le cancer de l’ovaire et qui ont pris des pilules anticonceptionnelles étaient moins portées à développer la maladie. Bien que les médecins ne prescrivent pas l’utilisation des pilules anticonceptionnelles simplement pour réduire le risque de développer un cancer de l’ovaire chez les femmes ne présentant pas de facteurs de risque, les femmes ayant un risque génétique de développer cette maladie peuvent se voir conseiller de prendre des pilules anticonceptionnelles.

Éviter la poudre de talc

L'utilisation de la poudre de talc sur les organes génitaux peut être associée au cancer de l'ovaire. Les recherches dans ce domaine ne sont pas concluantes. Certaines études ont trouvé un lien entre la poudre de talc et le cancer de l’ovaire, mais cela est dû, en partie, au fait que jusqu’aux années 70, la poudre de talc contenait de l’amiante. Puisque le lien entre la poudre de talc offerte aujourd’hui sur le marché et le cancer n’a pas pu être éliminé, la majorité des fournisseurs de soins de santé recommandent d’éviter la poudre de talc sur les parties génitales. Les poudres contenant de la fécule de maïs, voire la fécule de maïs toute seule, sont une bonne option de rechange.

Régime alimentaire pauvre en graisses et riche en fibres et vitamines

Selon la recherche, il pourrait y avoir un lien entre les facteurs diététiques et le cancer de l’ovaire. Pour l’étude menée sur la santé des femmes de l’Iowa, les chercheurs ont recueilli des renseignements sur les habitudes alimentaires de 29 000 femmes sur une période de 10 ans. Cent trente-neuf d'entre elles ont développé un cancer de l'ovaire. L'étude suggère que la consommation régulière de légumes feuillus verts réduit les risques pour une femme de développer un cancer de l'ovaire, alors que les régimes à taux élevé de cholestérol et de lactose augmentent le risque.

D’autres études ont associé un régime à teneur élevée de matières grasses avec le cancer de l’ovaire, bien que cette relation n’ait pas été démontrée dans l’étude de l’Iowa. La recherche récente suggère également qu’un régime à teneur élevée en fibres, fruits et légumes réduit le risque pour une femme de développer le cancer de l’ovaire.

Ablation préventive des ovaires

On peut conseiller une ablation préventive des ovaires aux femmes ayant un risque génétique de contracter un cancer de l'ovaire. Cette opération est connue sous le nom d'ovariectomie prophylactique. Des études ont confirmé que pour une femme ayant hérité de mutations génétiques BRCA1 ou BRCA2 ou d’un cancer du côlon héréditaire sans polypose, la chirurgie prophylactique réduit sensiblement (mais n’élimine pas complètement) le risque de développer un cancer de l’ovaire. Les femmes en âge de procréer ayant subi une ablation des deux ovaires vivront une ménopause précoce.

Éviter l’hormonothérapie substitutive

L’hormonothérapie substitutive est associé à une faible augmentation du risque de développer un cancer de l’ovaire. Il peut être utile de prendre en considération ce fait avant de commencer un traitement aux œstrogènes seulement ou un traitement combinant œstrogène et progestérone.

Ligature des trompes

Les femmes qui ont subi une ligature de trompes ou une chirurgie pour obstruer les trompes de Fallope afin de ne pas tomber enceintes sont sensiblement moins susceptibles de développer un cancer de l’ovaire. Cette opération réduit également le risque de cancer de l’ovaire chez les femmes porteuses d’une mutation du gène BRCA 1 ou BRCA 2.


 

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