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Centre de santé – Cystite interstitielle
Traitement |
Rééducation périnéale
Les muscles du périnée (également appelé plancher pelvien) se situent dans le fond du bassin. Ils s'attachent à l'os pubien à l’avant et au coccyx à l’arrière. Ces muscles soutiennent la vessie et forment le sphincter entourant l'urètre qui contrôle la miction. Les techniques qui aident la femme à contrôler ces muscles peuvent contribuer à atténuer les problèmes de vessie et à réduire la douleur et l’hyperactivité vésicale associées à la cystite interstitielle (CI). Votre médecin peut vous adresser à un physiothérapeute pour ce genre de traitement.
Rétroaction biologique (biofeedback)
La technique de rétroaction biologique est fondée sur l’hypothèse voulant que la majorité de la douleur associée à la CI soit attribuable à des spasmes dans des muscles instables entourant la vessie. Cela explique partiellement la douleur qu’éprouvent beaucoup de femmes atteintes de CI lorsque leur vessie est pleine et que ces muscles travaillent le plus fort. Il est possible que ce problème musculaire soit causé par des lésions nerveuses ou encore par des dommages causés par la pression exercée sur les muscles eux-mêmes. Puisque les exercices non ciblés risquent d’aggraver ce problème, certains physiothérapeutes ont recours à un appareil de rétroaction biologique pour orienter les exercices et mesurer la réponse de muscles spécifiques.
L’appareil de rétroaction biologique mesure les impulsions électriques générées par les contractions musculaires. Le physiothérapeute vous apprendra des exercices qui vous permettront de manipuler les muscles entourant et soutenant votre vessie. Des électrodes attachées à l’appareil seront ensuite placées sur votre corps afin d’évaluer votre capacité de contrôler l’action de ces muscles. Si elle est efficace, cette technique vous aidera à devenir plus consciente du mouvement de vos muscles et à atténuer les spasmes et la douleur. Il existe des études où la rétroaction biologique s’est avérée utile contre d’autres affections douloureuses comme la vulvodynie, mais les recherches sont encore limitées en ce qui a trait à ses effets chez les femmes atteintes de CI.
Neurostimulation transcutanée
La neurostimulation transcutanée a recours à un petit dispositif électronique qui stimule les nerfs et fait travailler les muscles entourant la vessie. Des électrodes placées sur le bas du dos ou la région située entre le nombril et les poils pubiens émettent une légère impulsion électrique. Plusieurs études laissent croire que cette technique soulage la douleur et réduit la fréquence urinaire chez certaines femmes atteintes de CI lorsqu’elle est employée pendant une certaine période. Même s’il n’est pas clair de quelle façon précise la neurostimulation transcutanée procure ces bienfaits, une hypothèse veut que la stimulation électrique régulière aide à renforcer les muscles qui entourent la vessie.
La plupart des femmes éprouvent une sensation de picotement ou d’engourdissement lorsque le neurostimulateur est activé. Les premiers traitements ne durent d’ordinaire que quelques minutes, mais la durée et l’intensité des traitements peuvent être augmentées. Certaines femmes atteintes de CI portent le dispositif sous leurs vêtements et subissent quelques heures de traitement par jour. Lorsque ce traitement est efficace, les bienfaits se produisent habituellement après trois ou quatre mois.
Exercice
Les exercices, notamment les exercices de Kegel, contribuent à étirer et à renforcer les muscles du plancher pelvien (périnée) et à atténuer les problèmes urinaires. Votre médecin pourrait vous recommander un physiothérapeute qui vous montrera des exercices conçus pour renforcer ces muscles. Il existe plusieurs façons d’accroître l’efficacité de ces exercices :
- On peut insérer des poids dans le vagin pour faire travailler davantage les muscles.
- La stimulation des muscles à l’aide d’un faible courant électrique sert à accroître les contractions musculaires.
- On peut avoir recours à la rétroaction biologique pour évaluer ses contractions musculaires et adapter son programme d’exercices de sorte que les muscles les plus faibles travaillent davantage.
Pour plus d’information sur l’exercice, la stimulation électrique et la rétroaction biologique pour la correction des problèmes urinaires, visitez la section sur l’incontinence urinaire.
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