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Centre de santé – Cystite interstitielle
Traitement |
Chirurgie
D’ordinaire, la chirurgie est le traitement de dernier recours pour la cystite interstitielle (CI) parce qu’elle peut causer des complications et les résultats sont imprévisibles. La chirurgie ne parvient pas à soulager la douleur dans beaucoup de cas. Elle ne devrait être envisagée que pour les patientes souffrant de douleurs graves et lorsque tous les autres traitements ont échoué.
Fulguration
Pour les femmes atteintes d’une CI grave et d’ulcères douloureux, on peut avoir recours à la chirurgie pour brûler les ulcères, sceller les plaies et stimuler la croissance de nouveaux tissus sains. La chirurgie au laser ou un traitement par courant électrique peut s’avérer utile à cette fin. Chacune de ces méthodes a recours à un endoscope, soit un dispositif flexible à fibres optiques que l’on insère dans la vessie en le passant par l’urètre. Il s’agit souvent d’une chirurgie d’un jour et la période de convalescence nécessaire ne dépasse pas une semaine.
Agrandissement ou ablation de la vessie
Le chirurgien peut choisir d’agrandir la vessie en se servant de tissu intestinal ou encore d’enlever complètement l’organe, mais chacune de ces chirurgies comportent de sérieuses limitations. On ne peut garantir le soulagement de la douleur parce qu’elle risque de se manifester sous forme de douleur fantôme semblable à celle éprouvée par les amputés. Il s’agit d’une douleur neuropathique; ce sujet est abordé de façon plus détaillée dans la section sur la douleur pelvienne chronique.
La technique chirurgicale utilisée pour agrandir la vessie s’appelle la cystectomie supratrigonale. Celle-ci ne conserve qu’une petite portion de la vessie, le reste étant remplacé par du tissu intestinal. Cela permet d’accroître le volume de la vessie, de sorte qu’elle peut retenir plus d’urine, mais l’organe a souvent plus de difficulté à se vider à la suite de cette chirurgie. Pour compenser ce défaut, plusieurs femmes qui subissent cette intervention doivent apprendre à insérer un cathéter une ou deux fois par jour afin d’évacuer l’urine restante, ce qui augmente le risque d’infections de la vessie. De plus, puisque le tissu intestinal produit naturellement du mucus, l’écoulement de l’urine risque d’être obstrué et les patientes risquent d’avoir plus de difficulté à insérer leur cathéter (autocathétérisme).
Détournement urinaire
Au lieu de l’agrandissement de la vessie, on peut procéder à un détournement urinaire. Il s’agit d’utiliser une section du côlon pour rediriger l’écoulement d’urine vers un trou percé dans la paroi abdominale. Ce trou s’appelle une stomie. L’urine qui passe par ce trou s’accumule dans un sac à l’extérieur du corps. Cette intervention comporte un moindre risque de complications, mais peu de femmes trouvent attirante l’idée de porter un sac externe.
Une autre option consiste à créer une poche interne à côté de la paroi abdominale. Il s’agit d’une poche iléale (ou réservoir iléal). Cette poche est faite de tissu intestinal et comporte une petite stomie pour faciliter l’insertion d’un cathéter et la vidange de la poche. Quoique plus discrète qu’un sac externe, la poche iléale peut entraîner des complications, notamment un risque accru d’infection et de blocage causé par le mucus.
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