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La grippe saisonnière et la grippe H1N1

Notre experte invitée du mois d’octobre 2009 était Sonja Cobham, une professionnelle en prévention des infections travaillant sous l’égide du Quality, Equity and Performance Portfolio au Women’s College Hospital de Toronto.

Mme Cobham possède plus de 27 ans d’expérience à titre d’infirmière autorisée. Ses domaines d’expertise comprennent la stérilisation des instruments médicaux et la prévention des infections. Au Women’s College Hospital, elle dirige le développement, l’exécution et l’évaluation de pratiques en prévention des infections en s’assurant que celles-ci soient conformes aux normes gouvernementales.

Mme Cobham est également membre de l’association Toronto Practitioners in Infection Control, une division de l’Association pour la prévention des infections à l’hôpital et dans la communauté (CHICA)–Canada, et a reçu sa certification en prévention des infections de l’Association for Professionals in Infection Control and Epidemiology (APIC).

Voici ses réponses à vos questions sur la grippe saisonnière et la grippe H1N1.


Q : D’après vous, dans quelle mesure est-il important de se faire vacciner contre le H1N1 ?

R : Le H1N1 est une nouvelle souche du virus influenza A que nous n’avons pas rencontrée auparavant. Bien que la majorité des cas continuent d’être légers, certaines personnes sont tombées gravement malades et quelques-unes sont mortes.

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Q : La grippe a toujours existé. Pourquoi donc le H1N1 suscite-t-il tant d’inquiétude ? Et pourquoi y a-t-il tant d’information contradictoire en provenance du gouvernement et du domaine médical ?

R : Le virus H1N1 est une nouvelle souche du virus influenza A qui n’a pas été observée auparavant. Puisque les gens ne sont dotés d’aucune immunité contre ce virus, on s’attend à ce qu’un tiers de la population soit frappé par la maladie.

Les chercheurs apprennent constamment de nouvelles informations au sujet du H1N1 et l’Agence de la santé publique du Canada diffuse des conseils actualisés au fur et à mesure que les nouvelles données voient le jour.

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Q : Comment peut-on avoir confiance en l’innocuité du vaccin contre le H1N1 ? Quels sont les effets secondaires à court et à long terme du vaccin ?

R : Les vaccins contre la grippe sont sûrs. Ils ne vous donneront pas la grippe. Le vaccin anti-H1N1 est fabriqué d’une manière qui rend impossible une telle éventualité.

Les vaccins confèrent une immunité contre des maladies précises en stimulant la production d’anticorps.

Les effets indésirables dus aux vaccins sont extrêmement rares. Il arrive que certaines personnes éprouvent un peu de douleur dans le muscle avoisinant le site de l’injection.

On entend parfois parler de gens qui tombent malades après avoir été vaccinés. Dans presque tous les cas, on découvre qu’ils sont atteints d’une autre maladie qui n’a rien à voir avec la vaccination.

Avant que Santé Canada autorise l’administration d’un vaccin, celui-ci doit passer par des évaluations rigoureuses pour en assurer l’innocuité, l’efficacité et la qualité.

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Q : Qui est à risque de mourir à cause du H1N1 ?

R : Les risques de complications associées à la grippe A(H1N1) sont plus élevés chez les groupes suivants :

  • les enfants de moins de cinq ans;
  • les femmes enceintes;
  • les personnes atteintes de maladies chroniques : insuffisance cardiaque, rénale ou hépatique, diabète, asthme ou toute autre maladie pulmonaire chronique, immunosuppression, troubles neurologiques, troubles du sang et obésité grave.

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Q : Y a-t-il des mesures que je peux prendre pour renforcer mon système immunitaire et prévenir le H1N1 ?

R : On recommande que toutes les personnes de plus de six mois soient vaccinées contre le virus H1N1. Le vaccin vous aidera à rester en bonne santé cet hiver, de même que les mesures suivantes : se laver fréquemment les mains; tousser et éternuer dans un mouchoir ou sa manche; désinfecter régulièrement les surfaces communes.

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Q : Je viens de subir six séries de chimiothérapie pour un lymphome non hodgkinien et je travaille dans un établissement de soins de longue durée. Devrais-je me faire vacciner contre la grippe A(H1N1) ainsi que la grippe saisonnière ?

R : Il faut en parler avec votre professionnel de la santé. Le ministère de la Santé et des Soins de longue durée de l’Ontario recommande que les travailleurs et travailleuses de la santé qui dispensent des services essentiels soient vaccinés pour prévenir les éclosions et la propagation possible de l’infection aux patients vulnérables, et pour protéger des infrastructures sanitaires essentielles. Une vaccination contre le H1N1 est également conseillée aux professionnels de la santé et aux membres du ménage des personnes à risque qui ne peuvent être immunisées ou qui ne répondent pas aux vaccins.

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Q : J’aurai 63 ans en décembre; mon anniversaire coïncidera plus ou moins avec mon départ pour la Floride, où je vais passer l’hiver avec mon mari. Je suis en bonne santé. J’ai entendu des messages contradictoires par rapport aux vaccins : faut-il recevoir les deux, un seul ou aucun ? Je me fais vacciner normalement contre la grippe saisonnière chaque année. Que me conseillez-vous ?

R : On recommande que les personnes en bonne santé de moins de 65 ans soient vaccinées contre le H1N1 dès maintenant, puis contre la grippe saisonnière lorsque le vaccin sera disponible en novembre ou décembre.

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Q : Je suis enseignante et je suis enceinte de cinq mois. Comme j’entre en contact avec beaucoup de gens tous les jours, je sais que je suis plus à risque d’attraper la grippe. D’une part, je m’inquiète des effets que le thimérosal pourrait avoir sur mon bébé si je me fais vacciner. D’autre part, je sais que le H1N1 peut entraîner des complications pour les femmes enceintes qui le contractent. J’ai entendu dire qu’on fabriquait un vaccin antigrippal sans thimérosal à l’intention des femmes enceintes et des jeunes enfants. Savez-vous si c’est vrai ? Sinon, quelle est votre opinion par rapport aux femmes enceintes et les vaccins antigrippaux contenant du thimérosal ?

R : Le ministère de la Santé et des Soins de longue durée de l’Ontario affirme que le vaccin anti-H1N1 contient en effet du thimérosal, un composé organo-mercuriel utilisé comme agent de conservation. Selon le ministère, les doses de thimérosal utilisées dans les vaccins n’auraient pas d’effets indésirables sur la santé.

En juillet, le groupe consultatif stratégique d’experts de l’Organisation mondiale de la santé (World Health Organization Strategic Advisory Group of Experts [SAGE]) a recommandé que les femmes enceintes reçoivent un vaccin sans adjuvant. Si aucun vaccin sans adjuvant n’est disponible dans une localité où le H1N1 se propage de manière importante, l’OMS recommande que les femmes enceintes qui en sont au deuxième ou au troisième trimestre envisagent d’avoir recours à un vaccin avec adjuvant, après en avoir discuté avec leur professionnel de la santé.

Le vaccin avec adjuvant contient une substance qui stimule le système immunitaire de sorte à renforcer sa réponse au vaccin.

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Q : En juin, j’ai fait une grippe qui a duré 28 jours. Comme j’avais de la difficulté à respirer, je suis allée voir mon médecin. Il m’a dit qu’on ne faisait plus de test pour le H1N1 et m’a prescrit des antibiotiques qui n’ont rien fait. Est-ce que je devrais me faire vacciner contre le H1N1 ?

R : Oui, vous devriez vous faire vacciner contre le H1N1 parce que vous ne savez pas quel genre de grippe vous avez eu.

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Q : Pourquoi les travailleurs de la santé sont-ils vaccinés contre la grippe moins fréquemment que la population générale ?

R : Le taux de vaccination des travailleurs de la santé est mesurable, alors qu’il est inconnu dans le cas de la population générale.

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Q : Si je tombe malade d’une grippe cet hiver, comment saurai-je s’il s’agit de la grippe saisonnière ou de la grippe H1N1 ?

R : Votre professionnel de la santé pourra poser un diagnostic de H1N1 (ou non) lorsqu’il aura reçu du laboratoire le résultat de votre frottis nasopharyngien.

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Q : Quel conseil donneriez-vous à une femme enceinte de jumeaux (moins de 20 semaines) ? Devrait-elle attendre que le vaccin anti-H1N1 sans adjuvant soit disponible ou ferait-elle mieux d’avoir recours dès maintenant au vaccin avec adjuvant ?

R : L’Ontario recommande que toutes les femmes enceintes souffrant d’un problème de santé préexistant et toutes les femmes enceintes en bonne santé qui en sont à la deuxième moitié de leur grossesse (plus de 20 semaines) parlent avec leur professionnel de la santé pour déterminer si elles devraient recevoir le vaccin avec adjuvant. Les femmes enceintes en bonne santé qui en sont à la première moitié de leur grossesse courent des risques de complications moins élevés à cause de la grippe et devraient attendre que le vaccin sans adjuvant soit disponible.

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Pour en savoir plus

Ministère de la Santé et des Soins de longue durée de l’Ontario. Le virus de la grippe H1N1.

Agence de la santé publique du Canada. Questions fréquentes – Virus H1N1

Ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec. Pandémie de grippe A(H1N1)

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