L'obésité et la dépression
En mai 2011, Demandez à l'expert souhaite la bienvenue à la Dre Valerie Taylor, M.D., Ph. D., psychiatre en chef au Women’s College Hospital. La Dre Taylor est également directrice nationale du programme psychiatrique de chirurgie bariatrique, présidente du volet de santé mentale du Réseau canadien en obésité et professeure agrégée à l'University of Toronto. Son travail d'universitaire est axé sur l'obésité et la santé mentale, tant chez les adultes que chez les enfants. Elle s'intéresse à l'étiologie et à l'interaction entre l'obésité, le diabète et la dépression, ainsi qu'au concept de la dépendance à la nourriture et à l'impact des médicaments psychiatriques sur le poids et le comportement.
Voici les réponses à vos questions sur l'obésité et la dépression.
Q : J'ai 31 ans et suis la mère de cinq enfants. J'ai essayé de perdre du poids à maintes reprises. Je me sens très déprimée de temps en temps. Qu'est-ce que je pourrais faire pour arrêter de m'apitoyer sur mon sort et de me dégoûter moi-même, afin de perdre un peu de poids avant qu'il soit trop tard ? Existe-t-il des groupes de soutien à ma disposition ?
R : Vous n'êtes pas la seule qui lutte contre un problème de poids. À l'heure actuelle au Canada, plus de 50 pour cent de la population est en surpoids ou obèse. Perdre du poids est difficile; pour la plupart des gens, les régimes minceur sont inutiles parce qu'ils demandent qu'on fasse des choses qui sont difficiles à maintenir à long terme. Il existe aussi de nombreux liens entre les problèmes de poids et la dépression et l'estime de soi. En premier lieu, il faut déterminer si vous souffrez d'une dépression clinique, car il serait impossible de régler votre problème de poids si vous aviez une maladie mentale non traitée. La première étape consiste à consulter votre médecin de famille et, si nécessaire, un psychiatre ou psychologue, pour faire diagnostiquer et traiter votre dépression, le cas échéant. Les ressources disponibles pour soutenir les personnes en surpoids varient d'une région à l'autre, mais on peut trouver des groupes comme Overeaters Anonymous dans beaucoup d'endroits. Dans la région de Toronto, il y a Danielle’s Place, qui est situé à Burlington. Je vous conseille de faire des recherches sur Internet, car il y a beaucoup de bons groupes de soutien en ligne.
Pour aider mes patients, mes collègues et moi avons rédigé un cahier de traitement intitulé Cognitive Behavioral Workbook for Weight Management (prise en charge de la surcharge pondérale par l'approche cognitivo-comportementale). Cet outil a pour objectif d'aider les gens à prendre le contrôle de leur poids et à améliorer leur estime de soi. Il existe aussi beaucoup d'autres livres utiles qui abordent ce sujet.
Rappelez-vous que vous n'êtes pas seule et que votre projet de recherche de soutien est un bon point de départ, car il est difficile de faire cela toute seule.
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Q : J'ai un surplus de poids depuis presque toute ma vie. Je suis maintenant plus grosse que jamais. Je souffre également d'une forme ou d'une autre de dépression depuis presque toute ma vie. Lorsque je me suis renseignée sur la chirurgie bariatrique, on m'a dit que je n'étais pas admissible à l'opération parce que, après une visite d'une heure seulement, un psychiatre m'a diagnostiqué un trouble de la personnalité limite. D'où ma question : pourquoi ce diagnostic est-il un facteur dans le refus de m'opérer et comment une session d'une heure peut-elle suffire à déterminer que je souffre de ce « trouble » ? À part mon surplus de poids, je suis en bonne santé; je ne fais pas de diabète ni d’hypertension ni d’hypercholestérolémie. Pour quelle raison ce diagnostic me rend-elle inadmissible à la chirurgie bariatrique ?
R : Il existe un lien entre la maladie mentale et les problèmes de poids; plusieurs études ont montré que les risques de troubles psychiatriques augmentent chez les personnes ayant un problème de poids. Il en est de même pour les personnes qui s'intéressent à la chirurgie bariatrique; plus de la moitié des personnes qui subissent la chirurgie souffrent d'une maladie mentale. Ainsi, un diagnostic de dépression, de trouble de la personnalité limite ou de schizophrénie ne devrait pas vous exclure comme candidate à la chirurgie. Lorsqu'on évalue l'aptitude d'une personne à subir la chirurgie, on cherche surtout à établir si elle fonctionne bien et si elle est atteinte d'un trouble psychiatrique instable ou mal traité. Si une personne est aux prises avec un trouble psychiatrique non maîtrisé, la chirurgie est plus susceptible de ne pas réussir ou de causer d'autres problèmes.
Si vous avez fait l'objet d'un diagnostic de personnalité limite, retournez voir votre médecin de famille pour déterminer ce que vous pourrez faire pour contrôler votre maladie. Quand vous vous porterez mieux grâce au traitement, vous serez mieux en mesure de relever les défis associés à la chirurgie bariatrique. Si tout va bien, on vous jugera apte à subir l'opération. Le processus d'évalution est nécessaire pour veiller à ce que la chirurgie aide les gens à retrouver la santé. Si l'on estime que la chirurgie ne risque pas d'aggraver votre état psychologique, un diagnostic psychiatrique ne justifie pas le refus de vous opérer.
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Q : Lutter contre une dépendance à la nourriture est une bataille sans fin et un cercle vicieux. On mange pour se sentir mieux, mais après avoir mangé (souvent avec frénésie et sans se purger), on se sent souvent plus déprimé. On éprouve un sentiment de désespoir et on se croit incapable de briser le cycle. Je résiste à l'idée de prendre des antidépresseurs depuis plusieurs années à cause des effets secondaires, notamment la prise de poids. Cependant, lorsqu'on m'a hospitalisée pour une dépression grave, j'ai compris que j'avais vraiment besoin de médicaments. J'ai pris 50 livres – en partie à cause de la médication, en partie à cause de ma dépendance alimentaire. J'en arrive à ma question : vais-je guérir suffisamment un jour pour pouvoir cesser de prendre mon antidépresseur et mon anxiolytique si je parviens à surmonter ma dépendance à la nourriture ? Ou suis-je condamnée à vivre avec cela pour toujours ? Aussi, que pensez-vous de l'idée de substituer à mes médicaments un remède naturopathique qui ne cause pas de prise pondérale ?
Q : Je me sens prise dans un cercle vicieux : mon surplus de poids me fait éprouver un sentiment de désespoir et de dégoût envers moi-même. Mais quand je me sens ainsi, je mange trop. Comment surmonter ce cycle ? Je ne me purge pas, mais je comprends pourquoi certaines personnes vont jusque-là.
R : Le lien entre la santé mentale et le poids est complexe. Il est impossible de régler un problème de poids lorsqu'on souffre d'une maladie psychiatrique instable, mais il est vrai que le traitement d'une maladie mentale peut parfois causer une prise pondérale. C'est effectivement un cercle vicieux. Il est important que vous parliez de vos préoccupations concernant votre poids avec les personnes chargées de traiter votre dépression. N'hésitez pas à leur dire que les symptômes ont un impact sur votre humeur. Il existe de nombreux médicaments, et il peut être utile de les changer, car les effets secondaires varient beaucoup.
Il est également important de reconnaître les liens entre la nourriture et l'humeur. Certains aliments ont réellement un impact favorable sur l'humeur : on se sent mieux pendant quelque temps après les avoir mangés. Ce serait génial si les carottes avaient cet effet, mais, malheureusement, ce sont généralement les glucides riches en matières grasses qui nous procurent un réconfort. Il faut briser le cycle qui vous pousse à manger pour combattre le stress, ce qui peut être difficile. Il existe des groupes comme Overeaters Anonymous ou des groupes de soutien en ligne qui pourraient vous aider. Il est important aussi de consulter un psychiatre pour déterminer si vous souffrez du trouble d'hyperphagie. Les personnes atteintes de cette maladie mangent de très grandes quantités de nourriture sans pouvoir se contrôler et se sentent très découragées après. Ce trouble est souvent traité de manière très spécifique. C'est peut-être cela qui cause vos difficultés.
Il faut consulter votre médecin et votre naturopathe avant de prendre la décision d'arrêter votre médication. Certains remèdes à base de plantes médicinales peuvent aggraver les troubles psychiatriques, alors il faut vous faire conseiller. Pour certaines personnes, les traitements naturopathiques sont utiles lorsqu'ils sont utilisés en combinaison avec des médicaments sur ordonnance – mais assurez-vous de demander conseil à votre équipe de soins avant de modifier votre médication de quelque façon que ce soit.
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Q : En ce qui concerne le lien entre l'obésité et la dépression chez la femme, que sait-on (grâce à la recherche ou à la pratique clinique) à propos de la grossesse et de la santé avant la conception ? Comme l'obésité peut affecter la fertilité, quelle influence a-t-elle sur la dépression chez les femmes en âge de procréer ? Quels autres problèmes de santé mentale observe-t-on – troubles de l'humeur prénatals et post-partum, par exemple – chez les femmes obèses ? Quelle est l'incidence des maladies mentales chez les femmes obèses enceintes ? Quelles sont les options de traitement ?
R : Il y a quelques années, l'Institute of Medicine a publié des lignes directrices sur la prise de poids sécuritaire durant la grossesse.
| IMC pré-grossesse |
Prise pondérale totale recommandée durant la grossesse en kg (livres) |
| Insuffisance pondérale (IMC <18,5 kg/m2) |
12,5-18 kg (28-40 livres) |
| Poids normal (IMC 18,5-24,9 kg/m2) |
11,5-16 kg (25-35 livres) |
| Surpoids (IMC 25-29,9 kg/m2) |
7-11,5 kg (15-25 livres) |
| Obésité (IMC > 30 kg/m2) |
5-9 kg (11-20 livres) |
Pour déterminer où vous en êtes, allez sur Internet pour trouver une calculatrice de l'IMC et entrez votre poids et votre taille.
Malgré l'existence de ces lignes directrices, plus de la moitié de la population que nous avons sondée avait pris – ou prévoyait prendre – plus de poids que ce qui est recommandé durant la grossesse. Cela est préoccupant parce que la surcharge pondérale et l'obésité sont associées à de nombreux risques pour la santé durant la grossesse, dont la prééclampsie (genre d'hypertension qui survient pendant la grossesse et qui risque de nuire à la santé de la mère et du bébé), le diabète gestationnel et un taux plus élevé de césariennes. La prise de poids excessive est également associée à des problèmes de santé mentale.
Selon l'American Congress of Obstetricians and Gynecologists (ACOG), entre 14 et 23 pour cent des femmes enceintes éprouveraient des symptômes de dépression. La prise de poids peut exacerber ce problème, et on commence à observer que la prise de poids excessive durant la grossesse peut avoir un impact sur l'estime de soi et l'humeur après l'accouchement, ce qui augmente le risque de dépression post-partum. Le choix de traitement pour ce genre de problème dépend de la gravité de la maladie; certaines femmes ont besoin de médicaments, alors que pour d'autres, le counseling ou la psychothérapie peut suffire. Il est important de signaler à votre professionnel de la santé tout changement qui survient dans votre humeur durant la grossesse.
Le traitement des problèmes de poids durant la grossesse n'a pas suscité beaucoup d'intérêt jusqu'à présent, mais on commence à reconnaître l'importance de cette question. La grossesse est souvent reconnue comme une « occasion d'enseignement » en ce qui a trait aux comportements ayant un impact sur la santé parce que beaucoup de femmes enceintes prennent cette question très au sérieux (il suffit de regarder le nombre de fumeuses qui arrêtent lorsqu'elles tombent enceintes). Il y a des façons de manger et de faire de l'exercice en sécurité durant la grossesse, mais il est important de se faire conseiller par des experts avant d'envisager toute modification de votre comportement pendant la grossesse.
La prise de poids peut aussi affecter la fertilité. Lors d'une récente étude, les femmes gravement obèses étaient 43 pour cent moins susceptibles de concevoir que les femmes au poids normal et même les femmes en surpoids mais pas obèses. Même si la fécondité est intacte, la prise de poids peut causer des problèmes d'ovulation et des irrégularités menstruelles, ce qui peut rendre la conception difficile. Il faut souligner aussi que les problèmes de poids et de fertilité ne touchent pas que les femmes, car la conception peut être plus difficile si l'homme a une surcharge pondérale. Nous ne connaissons pas encore l'origine des liens entre le poids et l'infertilité, mais nous savons que la perte de poids peut aider. Elle permet d'améliorer la fertilité et d'atténuer beaucoup le stress associé à ce genre de problème.
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Q : Je vis des épisodes de dépression depuis l'âge de 13 ans (j'en ai maintenant 30), surtout entre octobre et avril/mai, mais parfois durant l'été aussi. Je prends facilement du poids, surtout depuis que je prends la pilule anticonceptionnelle et un traitement naturopathique (je prends en alternance une cuillerée à soupe de graines de tournesol pendant deux semaines, suivies d'une cuillerée à soupe de graines de lin pendant deux semaines – les premières agissant comme de la progestérone et les autres comme de l'estrogène). Je prends ce remède en même temps que la pilule.
Je me demande si ces hormones contribuent non seulement à la prise de poids, mais aussi à la dépression, chez certaines personnes. (J'ai pris 9 kilos en trois mois quand j'ai commencé à prendre la pilule, puis 7 à 9 kilos de plus en moins de deux mois lorsque j'ai ajouté la routine aux graines quelques années plus tard).
R : Il n'existe pas de médicament qui ne cause aucun effet secondaire, et pour certaines femmes, la pilule peut causer une prise de poids. Cependant, celle-ci est souvent attribuable à la rétention d'eau et il ne s'agit que de quelques kilos. Il existe plein de mythes selon lesquels la pilule causerait une prise pondérale importante, mais ces histoires nous viennent des années 1960, alors que la teneur en hormones des pilules anticonceptionnelles était beaucoup plus élevée qu'aujourd'hui. Récemment, une analyse de 44 études n'a donné aucune preuve que la pilule causait une prise pondérale chez la majorité des utilisatrices. De plus, à l'instar des autres effets secondaires des contraceptifs oraux, la prise de poids minime est généralement temporaire, et la femme retrouve son poids normal après deux ou trois mois.
Il faut toutefois souligner que toutes les pilules ne sont pas identiques, alors si vous avez un problème de poids, parlez-en à votre médecin. La pilule anticonceptionnelle existe sous deux formes : les pilules combinées qui contiennent à la fois de l'estrogène et de la progestine, et les pilules contenant de la progestine seulement. L'estrogène et la progestine sont tous deux susceptibles de causer la rétention d'eau; celle-ci est habituellement un effet cyclique temporaire qui débute durant le premier mois à cause de l'augmentation de l'apport en sodium. Il est possible d'atténuer ce genre de rétention d'eau en réduisant modérément sa consommation de sel. L'estrogène présent dans les pilules peut aussi causer une prise pondérale à cause d'une augmentation du volume des tissus des seins, des hanches ou des cuisses, habituellement après plusieurs mois d'usage. Les femmes touchées ont souvent les chevilles enflées et les seins sensibles au toucher, et leurs lentilles cornéennes peuvent devenir inconfortables. Une prise de poids de deux kilos est également possible. Certains pilules à base de progestine stimulent l'appétit et risquent ainsi de causer une prise de poids permanente.
Dans votre question, vous mentionnez que vous souffrez de dépression. La dépression elle-même peut parfois causer une prise de poids, du fait de son impact sur l'appétit et la motivation à faire de l'exercice. Elle est également associée à des fluctuations hormonales qui ont sur le poids un impact qu'il reste à éclairer. Chez certaines personnes, la pilule augmente aussi le risque de changements de l'humeur susceptibles d'augmenter l'appétit et de causer une prise de poids. Si vous croyez subir des changments d'humeur sous l'effet de votre pilule anticonceptionnelle, parlez-en à votre médecin. Il est possible que vous puissiez utiliser un autre genre de pilule ou encore une méthode contraceptive différente.
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Q : J'ai lu quelque part que l'exercice peut aider à atténuer la dépression. Il va de soi que l'activité physique me permettrait d'améliorer mon conditionnement physique et de gérer mon problème de poids aussi. Recommandez-vous l'exercice aux personnes qui souffrent à la fois d'un problème de poids et de dépression ? Quel genre de programme pourrait convenir à une personne qui n'est ni en forme ni très motivée (à cause de sa dépression) ?
R : Il est impossible d'en dire trop sur les bienfaits de l'exercice, et nous sommes nombreuses à ne pas en faire assez. Le lien le plus récent que l'on fait entre l'exercice et l'amélioration de la santé tient à ses effets sur l'humeur, particulièrement la dépression. Nombre d'études ont montré que l'exercice avait un impact considérable sur les symptômes d'une dépression légère ou modérée, et il peut même contribuer à prévenir la récurrence d'un épisode dépressif. Nous ne savons pas de quelle façon précise l'exercice améliore l'humeur, mais on estime qu'il déclenche une modification de la chimie cérébrale de la même manière que les antidépresseurs, notamment en ce qui concerne la régulation des neurostransmetteurs sérotonine et norépinéphrine. L'exercice provoque aussi la libération d'endorphines, soit les protéines de la bonne humeur qui procurent un sentiment de bien-être aux coureurs, etc. L'exercice a également été associé à la libération du facteur neurotrophique dérivé du cerveau, une protéine qui contribue au développement des neurones dans le cerveau. De plus, l'activité physique pousse les gens à interagir davantage avec les autres, ce qui contribue aussi à améliorer l'humeur et à accroître l'estime de soi.
On ne sait pas encore quelle quantité d'exercice est idéale, mais il existe quelques lignes directrices. Dans son récent livre destiné aux thérapeutes (Exercise for Mood and Anxiety Disorders; Oxford University Press, 2009), Jasper Smits et Michael Otto de la Boston University recommandent 30 minutes d'activité aérobique modérée, comme la marche, cinq fois par semaine, ou encore 30 minutes d'activité aérobique intensive, trois fois par semaine. Ces « doses », qui sont régulièrement recommandées pour le conditionnement physique général, sont les seuls à avoir été bien éprouvées dans le contexte de la dépression. Les activités aérobiques sont celles qui augmentent la fréquence cardiaque et le rythme respiratoire, alors il ne suffit pas de faire une petite marche tranquille. Si vous comptez commencer un programme d'exercices, il est également important que vous démarriez lentement, parce qu'on risque de se blesser ou de se décourager et d'abandonner si on passe brusquement d'une vie sédentaire à cinq sessions d'exercice par semaine. Commencez lentement et essayez de trouver une partenaire.
Comme il est difficile de faire de l'exercice quand on est bien déprimé, la plupart des gens ont besoin de suivre un autre genre de traitement aussi, comme une médication ou une psychothérapie par la parole, afin de se sentir assez bien pour faire de l'exercice. Lorsque vous serez capable de faire régulièrement de l'activité physique, vous pourrez modifier graduellement votre traitement sous la supervision de votre médecin. Même si d'autres traitements sont nécessaires, l'exercice peut aider à optimiser leur efficacité.
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Q : Que veut dire « manger en pleine conscience » ?
R : L’expression « manger en pleine conscience » décrit une manière de s'alimenter qui consiste à prendre le temps de réfléchir à ce qu'on mange et pourquoi. Cette approche se distingue du style d'alimentation inconsciente qui prédomine dans notre société (on mange devant la télé, on passe comme un éclair au service au volant, on dévore un repas ou une collation dans cinq minutes). L'approche manger en pleine conscience ne met pas tellement l'accent sur les aliments ingérés; elle cherche plutôt à amener la personne à prendre conscience des raisons pour lesquelles elle mange et à reconnaître comment elle mange. Si nous nous rendons compte de ce qui se passe dans notre tête pendant que nous mangeons, croit-on, nous pourrons graduellement changer nos comportements alimentaires. Il s'agit d'une approche fondée sur la compassion et l'absence de jugement qui vise la compréhension de nos comportements alimentaires, des causes sous-jacentes de nos problèmes liés à la nourriture et des liens entre nous et la nourriture.
Il existe plusieurs livres excellents sur ce sujet, dont Mindful Eating 101: A Guide to Healthy Eating in College and Beyond par Susan Alders, si vous voulez en savoir plus.
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