En janvier 2009, notre experte invitée était la Dre Dana Jerome, rhumatologue au Women’s College Hospital.
La Dre Jerome a terminé sa formation médicale et sa résidence en médecine interne à l’University of Western Ontario. Ensuite, après avoir suivi une formation en rhumatologie à l’Université d’Ottawa, elle a reçu une bourse de recherche pour faire des études poussées sur le lupus érythémateux disséminé à l’University of Toronto. La Dre Jerome a plus tard obtenu une maîtrise en éducation de l’Institut d’études pédagogiques de l’Ontario à l’University of Toronto.
La Dre Jerome gère une clinique de rhumatologie au Women’s College Hospital où elle soigne des patientes atteintes de nombreuses affections rhumatologiques, y compris l’arthrite inflammatoire (dont la polyarthrite rhumatoïde), des affections auto-immunes (dont le lupus érythémateux disséminé) et d’autres maladies allant de la goutte à l’ostéoporose. Elle enseigne également aux étudiants en médecine et aux résidents à l’University of Toronto.
Voici les réponses de la Dre Jeromeà vos questions sur l’arthrite.
Q : Je souffre d’ostéoarthrite dans les mains et je prends de l’ibuprofène. Je viens de lire un article écrit par une femme qui a réduit sa douleur grâce à l’exercice et à la perte de poids. Son médecin lui a dit de prendre aussi sa pleine dose de Tylenol tous les jours sans faute. Est-ce que je devrais prendre du Tylenol pour mon arthrite au lieu de l’ibuprofène ?
R : On a montré que même une petite perte de poids peut être efficace contre l’ostéoarthrite dans les genoux. Mais une perte de poids aurait peu de chances de soulager la douleur dans vos mains. Il reste que l’exercice a beaucoup d’effets favorables sur la santé, mais principalement pour les genoux et les articulations du dos.
Le Tylenol (acétaminophène) et l’ibuprofène sont tous deux utiles pour traiter la douleur causée par l’ostéoarthrite. Le Tylenol comporte généralement moins de risques parce qu’il n’irrite pas l’estomac et n’a pas d’effet sur la tension artérielle ou les reins. C’est souvent le premier médicament recommandé par les médecins. Les anti-inflammatoires comme l’ibuprofène peuvent comporter des risques, alors consultez votre médecin avant de commencer.
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Q : La glucosamine aide-t-elle à réparer le cartilage et peut-elle soulager les personnes souffrant d’arthrite ? Il semble y avoir un débat quant à savoir s’il faut la prendre avec de la chondroïtine ou pas : certains disent oui, d’autres non. J’ai des proches qui m’affirment que la glucosamine a aidé leurs chiens !
R : Il existe très peu de preuves scientifiques concrètes des bienfaits de la glucosamine. La plupart des études fiables ont montré qu’elle n’avait aucun effet significatif sur la production de cartilage chez les personnes atteintes d’ostéoarthrite. Il se pourrait que le sulfate de chondroïtine soit utile, mais nous attendons la publication de données fiables à cet égard.
La glucosamine est sans danger, à moins que vous ayez des préoccupations concernant votre sucre sanguin. Il est possible qu’elle soulage la douleur, même si elle ne contribue pas à la production de cartilage. Je recommande à mes patients d’essayer la dose recommandée pendant trois mois. S’ils ne constatent aucune amélioration durant cette période, il n’auront sans doute aucun avantage à poursuivre le traitement.
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Q : Quels tests sont utilisés pour diagnostiquer l’arthrite ? Est-ce qu’on utilise des tests différents pour diagnostiquer les diverses formes d’arthrite ?
R : Il n’existe aucun seul test diagnostique qui correspond à chacune des diverses formes d’arthrite. Il faut poser un diagnostic clinique fondé sur les symptômes du patient, les résultats de l’examen physique et, dans certains cas, les résultats d’analyses sanguines et de radiographies. Chaque type d’arthrite est quelque peu différent des autres, et il faut des combinaisons de tests différents pour confirmer le diagnostic. Si vous avez des questions par rapport à votre forme particulière d’arthrite, parlez à votre médecin de famille. Si votre médecin n’est pas certain, une évaluation par un rhumatologue sera sans doute indiquée.
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Q : Quel est le lien entre une chute du taux d’estrogène (comme durant la ménopause) et l’apparition des symptômes de l’arthrite ? Quand j’ai cessé de prendre mon hormonothérapie, la douleur arthritique et l’inflammation se sont manifestées après quelques jours seulement.
R : Les douleurs articulaires sont très fréquentes durant la ménopause ou après l’arrêt d’une hormonothérapie, mais elles ne devraient pas s’accompagner d’enflure des articulations. Si vos articulations sont considérablement enflées, il faudra que vous soyez évaluée pour déterminer si vous êtes atteinte d’une forme d’arthrite inflammatoire. Si c’est le cas, il est douteux que votre problème soit lié à une perte d’estrogène.
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Q : La polyarthrite psoriasique s’accompagne-t-elle habituellement d’un psoriasis de la peau, notamment dans la région des articulations touchées ? J’ai des plaques de psoriasis sur mes mains (surtout sur les articulations des doigts de ma main droite), ainsi que des nodules très prononcés sur ces articulations. J’ai beaucoup de douleur dans les mains et elles ont perdu de la force. Je me demande si je suis atteinte de polyarthrite psoriasique. Y a-t-il des mesures que je pourrais prendre pour minimiser la douleur et la perte fonctionnelle ? J’ai 63 ans.
R : L’arthrite psoriasique est très courante chez les patients souffrant de psoriasis; jusqu’à 30 pour cent d’entre eux en seraient atteints, selon certaines études. L’arthrite a tendance à se déclarer dans les mêmes doigts et les mêmes ongles où l’on observe le psoriasis. D’après votre description, l’arthrite psoriasique semble être une possibilité et je crois que vous devriez être évaluée par un rhumatologue pour vous assurer un diagnostic fiable.
Le traitement varie en fonction de plusieurs facteurs. Il existe beaucoup d’options de traitement, alors il est important que vous soyez adéquatement évaluée afin de pouvoir recevoir un traitement approprié.
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Q : Je souffre de polyarthrite rhumatoïde et de douleurs dans le bas du dos. La douleur se fait sentir de ma taille jusqu’à mon coccyx. On m’a déjà dit que la polyarthrite rhumatoïde n’affectait pas le bas du dos. Si ce n’est pas ça, qu’est-ce que c’est ? Quels genres d’arthrite inflammatoire s’attaquent au bas du dos et se comportent exactement comme la polyarthrite rhumatoïde ?
R : Vous avez raison, la polyarthrite rhumatoïde ne touche pas le bas du dos. Les causes les plus fréquentes des douleurs du bas du dos sont de loin la dégénérescence des disques et l’ostéoarthrite. Ces problèmes peuvent coexister avec la polyarthrite rhumatoïde et ne répondront pas à la majorité des médicaments utilisés pour le traitement de celle-ci. Il existe quelques formes d’arthrite inflammatoire qui touchent le bas du dos (spondylite) ou l’articulation sacro-iliaque (sacro-iliite). Vous devriez parler de vos maux de dos avec votre médecin afin de vous assurer un diagnostic et un traitement appropriés.
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Q : Quelle est la meilleure manière de prévenir la polyarthrite rhumatoïde ?
R : Malheureusement, il n’y a pas de moyen de prévenir l’arthrite inflammatoire. Les recherches se poursuivent pour élucider les causes de certaines maladies comme la polyarthrite rhumatoïde. Il est probable que la cause réside dans une combinaison de facteurs, tels que la génétique, des éléments déclencheurs dans notre système immunitaire et des mécanismes inflammatoires dans notre corps. Ce sont des choses que nous ne pouvons pas contrôler.
Par contre, il est souvent possible de prévenir l’ostéoarthrite dans les genoux en maintenant un poids santé, en évitant les blessures et en préservant la force musculaire de ses jambes.
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Q : J’ai reçu un diagnostic de polyarthrite rhumatoïde et je prends du méthotrexate (MTX), du Celebrex, du Pariet et de l’acide folique. On m’a dit d’éviter le plus possible le soleil. Pourquoi le soleil est-il dangereux pour moi ? Je suis golfeuse et j’aimerais continuer de jouer aussi souvent que possible. Merci !
R : Il est rare que le méthotrexate cause des problèmes de peau, mais des cas de photosensibilité (tendance à prendre facilement un coup de soleil) ont été rapportés. La photosensibilité est peu probable, mais vous feriez mieux de vous protéger du soleil en portant de l’écran solaire et un chapeau. Se protéger contre le soleil est bon pour plein d’autres raisons aussi.
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Q : J’ai 61 ans et je prends de la glucosamine pour mon arthrite. L’arthrite semble avoir atteint toutes les parties de mon corps, mais ce sont mes pieds qui me causent le plus de problèmes. Si je marche ou reste debout pendant un bout de temps, j’ai de la difficulté à bouger à cause de la douleur. J’ai des orthèses mais j’ai de la difficulté à les mettre dans mes souliers et elles me collent aux pieds quand je marche dessus. Auriez-vous des suggestions ?
R : Les pieds sont souvent ciblés par l’arthrite. Certains problèmes de pied, tels que les oignons et les orteils en marteau, peuvent être corrigés par la chirurgie. Plusieurs autres problèmes de pied ne répondent pas à la chirurgie ou à la médecine, et notre seul recours consiste à essayer de contrôler la douleur et à adapter nos souliers pour les rendre plus confortables.
Les orthèses et les souliers spécialement conçus sont souvent utiles contre la douleur des pieds. Les orthèses doivent être de bonne qualité, alors si les vôtres ne semblent pas vous aider, faites-les vérifier ou achetez-en d’autres. De façon générale, nous recommandons que les orthèses soient remplacées tous les 18 à 24 mois.
Des certains cas, la prise d’un antidouleur comme le Tylenol avant de marcher peut être utile. Si vous avez une vie quotidienne bien occupée, vous aurez peut-être besoin de prendre un antidouleur de façon régulière. Une injection d’un corticostéroïde pourrait soulager temporairement l’articulation du gros orteil. Discutez de cette option avec votre médecin.
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Q : Je souffre d’ostéoarthrite dans ma colonne cervicale, mon genou et mes épaules. J’ai également subi des blessures à mes coiffes des rotateurs. On m’a prescrit de l’Arthrotec (75 mg), deux fois par jour pour deux semaines, pour voir si cela peut m’aider. J’en prends depuis une semaine déjà et je constate des bienfaits, contrairement à l’ibuprofène, qui a très peu fait pour soulager mon inconfort. De quelle manière l’Arthrotec agit-il pour soulager la douleur? Quels sont les effets secondaires ?
R : L’Arthrotec et l’ibuprofène sont tous deux des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS). La dose de l’ibuprofène que vous pouvez acheter à la pharmacie n’est pas comparable à celle d’un AINS livré sur ordonnance.
Tous les AINS ont des effets secondaires potentiels, le plus courant desquels est un mal d’estomac ou même un ulcère. Quoique peu commun, ce problème demeure une préoccupation, surtout pour les personnes âgées et/ou celles aux prises avec d’autres problèmes médicaux.
L’efficacité des AINS varie. Si vous en trouvez un qui marche pour vous, tant mieux !
Les patients qui courent un risque de complications gastriques devraient prendre un médicament conçu pour protéger l’estomac. L’Arthrotec contient à la fois un AINS (diclofénac) et un protecteur de l’estomac (misoprostol). Il existe aussi d’autres protecteurs de l’estomac qui pourraient s’avérer plus efficaces. Tous les AINS sont susceptibles d’augmenter la tension artérielle et de nuire aux reins. Ces effets secondaires ne sont pas courants, mais les personnes âgées et/ou celles souffrant d’autres problèmes médicaux devraient être suivies de près par leur médecin.
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Q : J’ai mal à la cuisse droite depuis de nombreuses années. Récemment, la douleur est montée jusqu’à ma hanche et j’ai mal quand je m’étends sur le côté. Quand je marche, chaque pas est douloureux. Quand je suis assise, j’ai une sensation de brûlure à la taille et j’ai mal dans le bas du dos. Est-ce l’arthrite ? Merci. J’ai toujours aimé la marche et le vélo, mais ces activités commencent à devenir difficiles.
R : L’arthrite pourrait être à l’origine de votre douleur, mais vous devriez faire l’objet d’une bonne évaluation afin de déterminer s’il y a d’autres causes possibles. Il est souvent difficile de déterminer la source de la douleur. Les douleurs qui naissent dans le dos, la hanche et les genoux peuvent créer des sensations semblables. Un bon diagnostic vous aidera à obtenir le traitement qui vous conviendra.
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Q : Quand je me réveille le matin, les articulations des doigts de ma main droite sont raides et j’ai de la difficulté à plier mes doigts. Est-ce que je souffre d’arthrite ?
R : L’arthrite peut causer de la raideur dans les doigts le matin. Mais on ne peut pas fonder un diagnostic d’arthrite sur les symptômes seulement. Il faut faire l’objet d’une évaluation exhaustive pour confirmer un diagnostic d’arthrite.
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Q : On m’a diagnostiqué une polyarthrite rhumatoïde au mois d’octobre dernier. Jusqu’à présent, je n’ai pris aucun médicament sauf des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS). Mon mari et moi voulons avoir plus d’enfants. On nous a dit qu’il fallait éviter les autres sortes de médicaments jusqu’à ce que nous ayons fini d’en avoir. Est-ce que je cours des risques à cause des AINS ? Y a-t-il la possibilité de dommages irréversibles ? Devrais-je prendre quelque chose même si mes taux de FR (facteur rhumatoïde) ne sont pas très élevés ? L’hyperthyroïdie peut-elle affecter la polyarthrite rhumatoïde et son traitement ?
R : Si vous avez fait l’objet d’un diagnostic fiable de polyarthrite rhumatoïde, il est important que vous commenciez à prendre un DMARD (disease modifying antirheumatic drug) le plus tôt possible afin de protéger vos articulations sur le long terme. Dans la plupart des cas, les symptômes de la polyarthrite rhumatoïde s’atténuent durant la grossesse. Certains médicaments peuvent être utilisés sans danger durant la grossesse et l’allaitement.
Si vos articulations sont très sollicitées durant vos activités, vous ferez mieux de ne pas attendre quelques années pour vous faire soigner car vos articulations subiront sans doute des dommages dans l’intérim. Les AINS ne causeront pas de dommages irréversibles aux articulations, mais l’absence d’un DMARD pourrait vous nuire. Il faut aborder cette question avec votre rhumatologue.
Votre taux de facteur rhumatoïde n’est pas un indice de la gravité de votre maladie articulaire et ne devrait pas influencer votre prise de décisions concernant votre traitement. Pour faire une évaluation plus efficace de votre maladie, on peut déterminer le nombre d’articulations sensibles et enflées et mesurer certains marqueurs inflammatoires dans votre sang.
Non, votre maladie thyroïdienne ne devrait pas avoir d’effet sur votre polyarthrite rhumatoïde ou son traitement.
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Q : Je viens de subir une chirurgie reconstructive importante sur mes pieds pour corriger une malformation de mes orteils causée par la polyarthrite rhumatoïde. Les articulations de mes orteils et les articulations métatarsiennes sous mes pieds ont été enlevées. Cette chirurgie va-t-elle prévenir d’autres dommages ou malformations éventuels dans mes pieds à l’avenir ?
R : Si la tête des métatarsiens a été enlevée, ces articulations ne pourront pas subir d’autres dommages, mais vos pieds ne seront pas nécessairement protégés pour autant.
Nous marchons sur nos pieds tous les jours. Avec le temps, les os et les tendons se déplacent légèrement, surtout s’il y a eu des dommages dans le passé. Il y a d’autres articulations dans les pieds qui sont sujets à la polyarthrite rhumatoïde, alors des changements pourraient se produire dans vos pieds.
La meilleure stratégie consiste à maîtriser le plus possible votre polyarthrite rhumatoïde car cela protègera vos articulations contre des dommages futurs. Si vous portez des souliers avec un bon soutien, ainsi que des orthèses de qualité, vous limiterez d’éventuels changements mécaniques futurs.
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Q : On m’a diagnostiqué une spondylite ankylosante [arthrite causant de l’inflammation dans les articulations de la colonne vertébrale] quand j’avais 34 ans. J’ai maintenant 54 ans et j’ai encore mal à la colonne assez régulièrement, mais je me porte mieux qu’il y a 20 ans. Est-il possible d’avoir une rémission avec cette forme d’arthrite ou y a-t-il des gens qui cessent d’en souffrir à un certain âge ? Merci.
R : Il n’y a vraiment pas de données qui laissent croire que cette maladie s’estompe au fil du temps. Certains patients disent constater une amélioration de leurs symptômes avec le temps, mais ce sont des témoignages et non des preuves scientifiques. De nombreux patients continuent de présenter des signes d’inflammation à l’âge avancé et pourraient bénéficier d’un traitement continu, y compris certains des nouveaux traitements qui n’étaient pas disponibles il y a une vingtaine d’années.
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Q : J’aimerais savoir pendant combien de temps une personne peut prendre du méthotrexate. J’en prends depuis sept ans.
R : Il n’y a pas vraiment de limite concernant la durée d’un traitement par méthotrexate. Dans le passé, on suivait les patients pour évaluer leur exposition cumulative à ce médicament. Nous croyons que ce n’est plus nécessaire. Tant que les tests sanguins pertinents seront faits – fonction hépatique et comptes des globules blancs et rouges, etc. tous les un à trois mois – et que les résultats seront normaux, vous pourrez probablement continuer de prendre du méthotrexate sans vous inquiéter.
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Q : Ma mère a 89 ans. Il a fallu qu’elle cesse de prendre des médicaments pour son arthrite parce qu’ils lui causaient des saignements internes. Maintenant il n’y a que le Tylenol pour soulager sa douleur. La douleur l’empêche de faire des activités qu’elle adore et sa mobilité s’est détériorée. Elle fait très peu d’exercice. Connaissez-vous un médicament qui pourrait lui redonner ce qu’elle a perdu ?
R : Vu que votre mère a un problème de saignement, elle devrait éviter tous les médicaments anti-inflammatoires. L’acétaminophène (Tylenol) est utilisé pour soulager la douleur mais non l’inflammation, alors il est possible qu’il n’ait pas les mêmes effets négatifs que les anti-inflammatoires.
En premier lieu, il faut vérifier que votre mère prend une dose adéquate de Tylenol. La plupart des patients n’en prennent pas assez, donc le médicament n’est pas efficace. La plupart des patients peuvent en prendre 3 à 4 grammes par jour, mais votre mère devrait consulter son médecin pour déterminer la dose qui lui convient.
À part le Tylenol, il existe des médicaments plus forts contre la douleur qui contiennent des stupéfiants comme la codéine. Ces derniers peuvent être utilisés régulièrement et sans danger chez les patients souffrant de douleur arthritique chronique. Ces médicaments provoquent leur propre lot d’effets indésirables, alors il est important de discuter des risques et des bienfaits avec le médecin de votre mère. Il existe aussi des traitements non médicaux qui pourraient s’avérer utiles, tels que la physiothérapie, l’ergothérapie et les appareils qui facilitent la marche et les autres activités. Toutes ces choses pourraient aider votre mère à mieux fonctionner.
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