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En juillet 2008, l’experte invitée de la rubrique du Club intitulée Demandez à l’expert était la Dre Karen Glass, spécialiste en gynécologie et en médecine de la reproduction au Women’s College Hospital et au Sunnybrook Health Sciences Centre, à Toronto.

Née à Toronto, la Dre Glass a fréquenté l’école des sciences du Centre des sciences de l’Ontario. Elle a ensuite complété ses études de premier cycle à l’Université Western Ontario, sa formation médicale à l’Université d’Ottawa et sa spécialisation en obstétrique et gynécologie à l’Université McMaster.
Inspirée par son intérêt pour la laparoscopie et la chirurgie hystéroscopique, la Dre Glass a obtenu une bourse de recherche de deux ans pour travailler à la fois en endocrinologie génésique et en infertilité et urogynécologie à l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA). Elle est ensuite retournée à l’Université McMaster, à Hamilton, à titre de professeure assistante. En 2002, elle a déménagé sa pratique au Women’s College Hospital et au Sunnybrook Health Sciences Centre, où elle travaille dans le programme CReATe IVF.

La Dre Glass suit actuellement des patientes présentant des problèmes d’infertilité, de pertes de grossesse récurrentes et de gynécologie. Elle s’intéresse spécialement à la préservation de la fertilité chez les femmes atteintes de cancer.

Voici les réponses de la Dre Glass à vos questions au sujet de l’infertilité :

Q : J’ai 40 ans. J’ai un bébé qui a 15 mois. Je veux tomber enceinte de nouveau. J’ai de multiples fibromes utérins. Le plus gros est d’environ 12 cm. Ce qui m’inquiète, c’est que si je les fais enlever, cela pourrait entraîner d’autres tissus cicatriciels et diminuer mon taux de fertilité qui est déjà peu élevé. Cependant, si je deviens enceinte, je peux avoir une grossesse extrêmement difficile à cause des fibromes. Nous essayons depuis presque six moins maintenant. Que recommanderiez-vous dans cette situation ?

R : Je vous recommande de solliciter l’avis d’une personne experte en matière d’infertilité. La question des fibromes et de la fertilité suscite beaucoup de controverse. La réponse à vos questions dépend de la localisation de votre fibrome au niveau de l’utérus, du temps qu’il vous a fallu la dernière fois pour devenir enceinte, de la taille de votre fibrome durant votre dernière grossesse et de votre réserve ovarienne. Une fois que l’on a répondu à toutes ces questions, vous pouvez passer à une discussion pertinente avec votre médecin.

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Q: J’ai 33 ans et je fais une planification pour avoir un enfant quand j’aurai 37 ans. Mon partenaire a neuf ans de plus que moi. Nous sommes en bonne santé, et aucun problème majeur n’a été relevé. Faisons-nous une bonne planification ?

R : La fertilité commence à baisser à l’âge de 28 ans. Au début, il y a une diminution lente. À l’âge de 35 ans, la diminution augmente et s’accélère après 40 ans. Plus vous êtes jeune quand vous tombez enceinte, moins il y a de chances d’avoir un bébé atteint du syndrome de Down.

Il est impossible de savoir si vous serez fertile à l’âge de 37 ans. Quelques tests peuvent aider à faire un pronostic sur la fertilité future tels que les prises de sang pour vérifier le taux d’hormones, le compte échographique des follicules antraux, les cycles menstruels réguliers, l’absence de facteurs de risque de maladie tubaire et l’analyse de sperme normal (compte du nombre de spermatozoïdes). Cependant, les tests normaux actuels ne constituent pas une garantie de fertilité future. À mon avis, le plus tôt vous commencez à essayer de concevoir, le mieux ce sera.

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Q : Comment les cas d’endométriose et d’adénomyose graves influent-ils sur la fertilité ? Outre la chirurgie au laser, existe-t-il un traitement ou une méthode de prévention de l’endométriose ? Existe-t-il un traitement pour l’adénomyose ? Existe-t-il des techniques médicales de rechange qui peuvent aider dans l’une ou l’autre de ces affections ? La cause de l’adénomyose est-elle connue ? La fécondation in vitro (FIV) est-elle une option de conception viable dans un cas confirmé d’adénomyose grave ?

R : L’endométriose est un facteur de risque d’infertilité, car elle entraîne une cicatrisation à l’intérieur et autour des trompes de Fallope. L’adénomyose est une forme d’endométriose où des cellules semblables à celles qui tapissent l’intérieur de l’utérus (ou l’endomètre) sont logées dans la couche musculaire de la paroi utérine. Chez les femmes atteintes d’endométriose grave, il y a habituellement des lésions tubaires qui requièrent une FIV.

En Ontario, OHIP couvre le traitement FIV si les deux trompes de Fallope sont bouchées. Il existe plusieurs traitements pour l’endométriose et l’adénomyose à l’aide de médicaments tels que Lupron et Danazol. Malheureusement, tous les traitements par médicaments peuvent mettre fin aux menstruations en arrêtant l’ovulation. S’il n’y a pas d’ovulation, vous ne pouvez pas tomber enceinte.

Ainsi, le traitement avec ces médicaments aidera à atténuer les symptômes de la maladie mais retarderont le moment où la femme pourra essayer de devenir enceinte. La FIV est une option viable pour l’adénomyose et l’endométriose; cependant, d’après les recherches publiées, le taux de réussite chez les patientes ayant une adénomyose confirmée par imagerie par résonance magnétique (IRM) était moins élevé que chez les patientes ayant un utérus normal. Les causes de l’endométriose et de l’adénomyose font l’objet de recherches depuis des décennies. Il y a diverses théories mais il n’y a pas de réponses définitives.

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Q : Bonjour. J’ai 35 ans et mon mari et moi essayons de concevoir depuis presque sept mois. Je prends ma température tous les matins et je vérifie également mon col utérin pour savoir quand je suis le plus fertile. Nous n’avons toujours pas eu de succès. Aussi, mon mari est allé voir le médecin pour une analyse de sperme. Je sais que environ 50 pour cent des couples conçoivent durant la première année, mais j’imagine que mon mari et moi ne pensions pas que cela prendrait autant de temps. Avez-vous des suggestions ?

R : À l’âge de 35 ans, vous avez de 15 à 20 pour cent de chances de tomber enceinte chaque mois.  On parle d’infertilité quand cela fait plus d’un an d’essai sans succès. Mathématiquement parlant, cela signifie qu’environ 80 pour cent des couples devraient concevoir après un an d’essai. L’infertilité touche les autres 20 pour cent.

Si vous ne réussissez pas dans les quelques prochains cycles, vous devriez demander une recommandation pour une clinique d’infertilité où une investigation complète peut être effectuée. Pendant que vous attendez, vous pouvez essayer une trousse de test d’ovulation que vous pouvez acheter à la pharmacie. Cette trousse comprend un bâtonnet sur lequel vous urinez (comme pour un test de grossesse à la maison).

Les bâtonnets de test indiquent le bon moment de votre cycle pour avoir des relations sexuelles durant votre ovulation. Malheureusement, ils sont parfois coûteux, allant d’environ 60 $ à 70 $ pour une trousse contenant cinq bâtonnets. Apparemment, vous pouvez les acheter sur Internet à un prix bien moins élevé.

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Q : J’ai eu deux ou probablement trois fausses-couches au cours des deux dernières années. J’ai eu la première à environ six semaines, lorsque j’avais 17 ans. La cause de la perte était indéterminée. Un an plus tard, je suis encore tombée enceinte, et à 15 semaines, j’ai perdu le bébé. On m’a dit que le bébé n’avait pas d’estomac et que les intestins étaient extériorisés. Les médecins ont effectué un test chromosomique et les résultats obtenus étaient bons. Quelle a pu être la cause ? Est-ce quelque chose que j’ai fait ? Environ trois mois plus tard, lorsque j’ai recommencé mon cycle menstruel, j’ai eu des caillots et on m’a dit qu’il s’agissait très vraisemblablement d’une autre fausse-couche, mais je ne savais même pas que j’étais enceinte. Est-ce normal d’avoir trois fausses-couches et quelles sont les chances que cela se reproduise ?

R : Trois fausses-couches ou plus (1 pour cent des couples qui essaient) est considéré anormal et justifie une consultation auprès d’un spécialiste en fertilité qui connaît la perte de grossesse récurrente. Les fausses-couches sont plus communes plus la mère vieillit. Il semble que les vôtres se sont produites à un très jeune âge, soit à un moment où elles sont le moins probables. Vous mentionnez votre deuxième fausse-couche impliquant un bébé qui avait vraisemblablement une déficience de naissance appelée gastroschisis, laquelle se manifeste par une fissure de la paroi abdominale entraînant une extériorisation des intestins. Cela est habituellement un fait rare qui ne se reproduit pas.

Vous n’avez rien fait qui puisse causer cette situation. Les diverses causes possibles de perte de grossesse récurrente sont énumérées dans la réponse à la première question. Si vous essayez encore activement d’avoir un bébé, je recommande de l’aide, comme cela est mentionné ci-dessus, puisque vous avez de 40 à 45 pour cent de chances d’avoir une autre fausse-couche.

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Q: J’ai 48 ans. Puis-je encore tomber enceinte si je suis en période de périménopause ?

R : Veuillez voir la réponse à la troisième question. La plus vieille patiente que j’ai jamais réussie à aider à concevoir avec ses propres ovules avait 45 ans. Si vous êtes en période de périménopause et avez 48 ans, vous ne serez pas en mesure de concevoir avec vos propres ovules, mais vous pouvez le faire avec une donneuse d’ovules connue ou avec une donneuse anonyme.

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Q: J’ai eu 41 ans il y a quelques mois. J’ai actuellement une relation à long terme avec un homme qui a fermement déclaré qu’il ne veut PAS d’enfants. Cela ne me dérangeait pas tant que j’étais au début de la trentaine, mais cela commence maintenant à me déranger. Ai-je abandonné mes « années de fertilité » pour rester avec lui ? Je ne peux m’empêcher d’être un peu froissée par cette situation (même s’il a toujours été honnête avec moi) et je me demande si je n’ai pas fait une erreur. Devrais-je rester avec lui, et essayer d’être satisfaite sans avoir d’enfants ? Ou devrais-je quitter la relation et essayer d’avoir un enfant sans lui ? Quelles sont mes chances de tomber enceinte (pour la première fois) à mon âge ? Je suis en bonne santé, je n’ai aucun symptôme de périménopause, et j’ai régulièrement mes règles. Ma mère a eu un enfant à l’âge de 46 ans, si cela peut faire une différence, sur le plan génétique.

R : Je suis désolée d’apprendre que vous êtes confrontée à un dilemme émotionnel ! Nous avons beaucoup de patientes qui conçoivent effectivement à 41 ans. De toute évidence, vous avez une décision sociale à prendre sur la façon de procéder. Beaucoup de cliniques de fertilité ont des travailleuses sociales, des conseillères et des groupes d’entraide qui peuvent vous aider dans cette quête. En général, il est plus difficile de concevoir à l’âge de 41 ans et les fausses-couches sont courantes (environ 50 pour cent des grossesses). Il existe certains tests sanguins simples et des tests échographiques qui aideront mieux que les statistiques démographiques à répondre à vos questions concernant votre réserve ovarienne. Si vous consultez une spécialiste en fertilité, vous pouvez avoir une réponse personnalisée à vos questions et, par conséquent, prendre une décision avertie. Pour de plus amples renseignements, veuillez vous reporter aux réponses fournies pour la troisième question et la septième.

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Q : Pensez-vous qu’il pourrait y avoir un jour un « remède » contre la ménopause, qui permettant de rétablir la fertilité d’une femme ?

R : Cela est un sujet très intéressant. Il existe beaucoup de recherches sur la façon de rendre les ovules endommagés par l’âge de meilleure qualité et permettre d’avoir des ovules plus jeunes. À l’heure actuelle, il n’y a pas de réponse définitive. La plupart des femmes qui craignent manquer de temps s’intéressent davantage à l’option qui permet de faire geler leurs ovules (essentiellement de geler leur âge) pour une utilisation ultérieure. Les femmes naissent avec tous les ovules dont elles ont besoin, lesquels se détériorent lentement mais sûrement ou meurent, tandis que les hommes continuent de créer du sperme. Pour cette raison, je crois qu’il va falloir attendre longtemps avant de pouvoir trouver un « remède » contre la ménopause.

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Q : Des médicaments tels que Depo Provera et les contraceptifs oraux causent-ils des problèmes d’infertilité ?

R : Les contraceptifs oraux, les timbres contraceptifs et les anneaux ne causent pas de problèmes d’infertilité. Depo Provera a un effet qui est en quelque sorte durable. Ainsi, il faudra de trois à six mois après la dernière injection pour que les règles régulières reprennent. Une fois que les cycles menstruels ont recommencé, l’effet contraceptif disparaît et les conditions de base de la fertilité reviennent.

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Q : Pendant combien d’années sans succès un couple devrait-il continuer d’essayer de concevoir ? Mon mari et moi essayons d’avoir un enfant depuis plus de huit ans. Nous avons essayé l’insémination intra-utérine (IIU) et la fécondation in vitro (FIV) mais en vain. Quelles sont nos chances de concevoir par nous-mêmes à ce stade-ci ? J’ai 35 ans.

R : La recherche montre qu’après trois cycles FIV d’embryons frais, il y a moins de chances de réussir au quatrième cycle. L’âge de trente-cinq est la zone grise de l’âge pour la fertilité. Mais vous n’avez mentionné aucun des autres facteurs concernant l’infertilité, comme la maladie tubaire, l’endométriose et les problèmes de réserve ovarienne, ni aucun facteur concernant l’homme.

En outre, divers tests peuvent être effectués pour examiner les causes de l’échec de la technique d’insémination. Vous n’avez pas indiqué si l’un de ces tests a un résultat anormal. La dernière réponse à votre question est que vous avez effectivement des options. Sans connaître les détails de vos défis en matière de fertilité, il m’est impossible de donner une réponse définitive à votre question.

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Q : Comment puis-je savoir – d’une manière abordable – si je suis fertile ou non, de manière à pouvoir cesser d’utiliser des méthodes de prévention de la grossesse ?

R : Il n’existe pas de méthode « grand public » pour évaluer votre fertilité. Comme vous l’avez probablement remarqué à partir de mes réponses à beaucoup des questions susmentionnées, l’âge est un facteur extrêmement important. Vous n’avez pas mentionné votre âge dans cette question. Si vous avez moins de 42 ans et des règles régulières, si vous n’avez pas d’antécédents d’infections tubaires telles que MIP (maladie inflammatoire pelvienne) et si vous n’avez eu aucune chirurgie abdominale, alors vous êtes vraisemblablement fertile et vous avez besoin de contraceptifs (méthodes de prévention de la grossesse).

Je suis sûre que votre médecin de famille se réjouirait d’en discuter avec vous. Il existe de nombreuses cliniques de contrôle des naissances qui peuvent aussi vous aider à déterminer laquelle des méthodes de prévention de la grossesse répond le mieux à vos besoins.

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Q : Bonjour, j’ai 26 ans. Je suis mariée depuis un an. Tout le monde dit que si je ne conçois pas durant la première année, il y aura des problèmes plus tard. Je veux prendre un certain temps. Si j’attends plus d’un an, vais-je avoir des problèmes à cause de mon âge ? Je vous remercie. 

R : De rien. Le taux de fertilité est très élevé à l’âge de 26 à 28 ans. En présumant que vous avez des cycles menstruels réguliers, qu’il n’y a aucun facteur de risque de cicatrisation tubaire et pas d’antécédents d’endométriose, et que votre mari a un compte de sperme normal, vous devriez réussir si vous attendez plus d’un an. Cependant, je ne recommande pas d’attendre beaucoup d’années au cas où vous avez un problème inconnu qui exige effectivement un diagnostic et de l’aide sur le plan médical. Pour de plus amples renseignements, veuillez vous reporter aux réponses fournies ci-dessus à la troisième, la septième et la huitième question.

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