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Le stress accroît l’inflammation durant la grossesse et augmente les risques

le 7 juin 2007

Selon une nouvelle étude, les femmes qui font état de beaucoup de stress et d’un faible niveau de soutien social durant la grossesse sont plus susceptibles de voir leur système immunitaire s’activer et déclencher des réponses inflammatoires, ce qui augmente le risque de travail prématuré et d’éclampsisme.

Les réponses inflammatoires déclenchées par le système immunitaire s’accompagnent d’une augmentation du taux de deux types d’hormones, à savoir les cytokines et la protéine C réactive (PCR).

« Le stress influe sur le taux de cytokines sériques pendant toute la grossesse », a dit la Dre Mary Coussons-Read, chercheuse affiliée à l’Université du Colorado à Denver et principale auteure de l’étude.

« De manière semblable, les facteurs psychosociaux peuvent avoir un impact sur les niveaux de PCR dans le sérum vers le milieu et la fin de la grossesse.»

Cette étude dont les résultats paraissent dans le plus récent numéro de la revue Brain, Behavior, and Immunity a porté sur 52 femmes enceintes âgées de 18 à 34 ans. Une fois par trimestre, les femmes ont rempli un questionnaire qui permettait de mesurer leur niveau de stress psychologique et de soutien social. Elles ont également subi des prises de sang afin de faire mesurer leurs taux de cytokines et de PCR.

L’éclampsisme, dont les symptômes comprennent une augmentation de la pression artérielle, une prise de poids excessive et de graves maux  de tête, peut nuire à la fonction rénale, hépatique et cérébrale de la femme enceinte. Faute de traitement, l’éclampsisme peut causer des convulsions ou même plonger la femme enceinte dans le coma. S’il n’est pas maîtrisé par le traitement, l’éclampsisme peut mettre la vie de la mère et celle du bébé en péril.

« Un travail prématuré n’est pas grave en soi; c’est l’accouchement prématuré qui nous inquiète parce que cela peut avoir des conséquences durables pour le développement du nouveau-né et de l’enfant », a précisé la chercheuse.

Les bébés prématurés risquent d’avoir des problèmes à cause de l’immaturité des poumons et d’autres appareils corporels, y compris le système nerveux.

Selon la Dre Margaret Altemus du Weill Medical College de l’Université Cornell, le moment de l’apparition et la gravité de l’éclampsisme et du travail prématuré ont une incidence importante sur les conséquences pour la mère et l’enfant.

« Parfois, l’administration de médicaments permet de calmer le travail prématuré et la grossesse peut se poursuivre jusqu’à terme », a affirmé la Dre Altemus.

« Mais si le travail prématuré se poursuit, le bébé risque de venir au monde jusqu’à 14 semaines avant la date prévue, ce qui est très dangereux. L’éclampsisme est dangereux, mais s’il se produit tard dans la grossesse, on peut induire l’accouchement sans mettre la mère ou le bébé en danger. »

Source : Lise Millay Stevens, Center for the Advancement of Health


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