Women's College Hospital Women's College Research Institute Femmes en Santé Women's College Hospital Foundation Contactez-nous English
Femmes en santé - Women’s College Hospital Pharmaprix
 
Women’s College Hospital - le programme de santé mentale
Le projet l'art contre la violence
 

Actualités

Un sommet mondial sur la ménopause conclut que l’hormonothérapie est sécuritaire

le 29 mai 2008

Selon un groupe international d’experts en matière de ménopause, l’hormonothérapie substitutive (HTS) serait sans danger pour la plupart des femmes durant les stades précoces de la postménopause. De plus, les experts affirment que les femmes en santé qui vivent les premières années de la ménopause et qui ont besoin d’une HTS pour soulager leurs symptômes ne devraient pas avoir de craintes par rapport à son usage.

Ce sont là les conclusions et les conseils cliniques qui ressortent d’un premier sommet mondial consacré aux problèmes liés à la ménopause (First Global Summit on Menopause-Related Issues), qui s’est déroulé à Zurich les 29 et 30 mars 2008.

Le professeur Amos Pines de Tel-Aviv, Israël, président de la International Menopause Society, a présenté les conclusions du sommet lors du World Congress on Menopause, qui s’est tenu la semaine dernière à Madrid.

Le sommet de Zurich a réuni des experts mondiaux de la ménopause et des problèmes qui y sont liés. Ces derniers ont revu les données portant sur l’innocuité, les risques et les bienfaits de l’HTS durant les premières années de la ménopause. Ils se sont penchés en particulier sur quatre sujets controversés principaux : la santé cardiovasculaire, le cancer du sein, la cognition et la santé des os.

Les membres du sommet ont comparé la perception du public avec l’innocuité réelle de l’HTS et comptent maintenant diffuser un résumé de l’état actuel de la science afin de permettre aux femmes et aux cliniciens de faire des choix éclairés concernant le recours ou le non-recours à une HTS durant les stades précoces de la ménopause.

Mise en contexte : l’étude WHI

Le recours à l’hormonothérapie a diminué après la publication, en 2002, des résultats de l’étude de la Women’s Health Initiative (WHI). Les résultats préliminaires de l’étude WHI semblaient indiquer que les femmes sous HTS couraient un risque accru de cancer du sein et de cardiopathie. Cette étude a eu un impact considérable sur les perceptions du public et sa confiance en l’HTS.

Cependant, depuis la publication des premières données de l’étude WHI, il est devenu apparent que le groupe étudié lors de cette dernière n’était pas complètement représentatif des femmes sous HTS. En effet, les participantes à la WHI présentaient une forte incidence de plusieurs facteurs de risque importants qui sont inhabituels chez les femmes plus jeunes en ménopause.

Par exemple, l’âge moyen des participantes à l’étude WHI était de 63 ans, soit une décennie de plus que l’âge auquel la plupart des femmes commencent à suivre une HTS.

Parmi les femmes affectées au hasard à l’étude WHI, 36 pour cent souffraient d’hypertension, 49 pour cent fumaient ou avaient fumé et 36 pour cent étaient cliniquement obèses; tous ces facteurs pourraient contribuer à une augmentation des problèmes de santé.

De plus, la documentation de l’étude ne précisait pas que les différentes HTS avaient des risques et des bienfaits différents. Plus important encore, les rapports les plus récents de l’étude WHI démontrent clairement que l’âge auquel l’HTS est amorcée est crucial.

Plusieurs experts conviennent maintenant que les retombées des résultats préliminaires de l’étude WHI ont provoqué dans le public des préoccupations concernant le recours à l’HTS qui ne sont pas justifiées par les preuves cliniques.

Le sommet de Zurich

Le sommet de Zurich a été convoqué pour revoir les données actuelles concernant les risques et les bienfaits de l’HTS pour les femmes au début de la ménopause. Quarante experts mondiaux en matière de ménopause se sont réunis pour revoir les perceptions du public, les risques et les bienfaits. Leurs conclusions principales sont résumées ci-dessous.

Les problèmes cardiovasculaires

La combinaison de l’estrogène et de la progestérone n’augmente pas le risque de cardiopathie chez les femmes en santé âgées de 50 à 59 ans; en fait, l’estrogène seul réduit ce risque dans ce groupe.

Le cancer du sein

Certains types d’HTS (estrogène et progestérone combinés) peuvent donner lieu à un risque légèrement accru de cancer du sein. Cependant, ce risque est minime comparativement à d’autres facteurs de risque de cancer du sein.

Les femmes qui n’avaient jamais pris d’estrogène seul auparavant ne présentaient aucun risque accru de cancer du sein durant l’étude WHI. Le recours à court ou à moyen terme à une HTS à base d’estrogène seul ne donne pas cet effet.

Le message clé est que chaque femme devrait discuter avec son médecin de son état de santé général et de ses facteurs de risque, tels que les antécédents familiaux, le tabagisme, etc. Il reste que, de façon générale, les femmes en bonne santé (celles qui ne présentent aucun autre facteur de risque de cancer du sein) qui en sont au début de la ménopause ne devraient pas avoir de craintes, disent les experts.

La santé des os

L’HTS est efficace pour maintenir la santé osseuse des femmes ménopausées âgées de 50 à 59 ans.

La cognition

L’HTS ne cause pas de déficience cognitive chez les femmes en bonne santé âgées de 50 à 59 ans; il se pourrait même qu’elle retarde le déclin des fonctions cognitives chez ce groupe.

« C’est une nouvelle positive au sujet de l’hormonothérapie durant les premières années de la ménopause, quand les femmes ont entre 50 et 59 ans », a dit M. Pines.

« Le sommet de Zurich est le plus important atelier sur la ménopause à avoir porté sur cet enjeu, et on aurait de la difficulté à trouver un groupe d’experts plus distingué dans ce domaine. Pour la plupart des femmes qui arrivent à la ménopause, ils concluent que l’hormonothérapie est une option efficace et sécuritaire », a ajouté M. Pines.

« Chaque femme est unique, et il est important qu’elle s’entende avec son médecin quant au recours à une hormonothérapie, a dit le Dr Roger Lobo de la Columbia University de New York, un des cliniciens américains qui a assisté au sommet de Zurich.

« Mais le message à retenir de cet important sommet est le suivant : il y a très peu de risques pour les jeunes femmes en santé et les bienfaits l’emportent sur les risques pour les femmes symptomatiques. »

Le travail de ce sommet international vient renforcer les conclusions d’autres groupes travaillant dans ce domaine.

L’émergence de nouvelles données au cours des dernières années et la réévaluation des données originales ont poussé plusieurs associations américaines, telles que l’American Association of Clinical Endocrinologists et la North American Menopause Society, à tirer des conclusions semblables. Ce sommet fournit un consensus mondial à ce sujet.

Source : International Menopause Society


Retour à l'index 2009

 
Contrat d'utilisation | Accueil | Qui sommes-nous ? | Contactez-nous | Recherche | Plan du site | English  
Copyright © 2014 Women’s College Hospital. Tous droits réservés.