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Un appel à l'action contre l'oppression des filles et des femmes partout dans le monde
(article de Femmes en santé)

(Ressource Web; Ressource FES)
Auteur : Patricia Nicholson
Organisme : Women's College Hospital, Femmes en santé

Les statistiques sombres illustrent que l'oppression mondiale des femmes et des filles persiste malgré les campagnes de sensibilisation, les politiques et la législation.

Dans un éditorial publié dans la revue médicale BMJ, Janice Du Mont, EdD, chercheuse au Women’s College Research Institute (WCRI), et Deborah White, Ph. D., sociologue à la Trent University, lancent un appel à l'action contre l'oppression fondée sur le sexe, non seulement aux gouvernements et aux organismes d'État, mais à tout le monde.

Les auteures de l'éditorial décrivent l'oppression des femmes et des filles comme « insidieuse, systémique et répandue. » Provenant autant des pays industrialisés que non industrialisés, les exemples incluent non seulement la violence, le viol et les abus, mais aussi le trafic de personnes aux fins d'exploitation sexuelle, l'infanticide féminin, les meurtres d'honneur, la prostitution forcée et le manque de services de santé susceptibles de prévenir des milliers de décès en couches. La prévalence élevée de l'oppression fait en sorte qu'elle touche tout le monde.

« Tout le monde peut s'intéresser à cette problématique : on a tous une mère, une sœur, une fille ou une amie qui a été ou qui sera victime d'abus », affirme Mme Du Mont, dont le travail dans le Violence and Health Research Program du WCRI est axé sur la violence fondée sur le sexe et la santé des femmes.

« Il est important qu'on lève la voix pour s'assurer que la maltraitance et la négligence des femmes et des filles figurent aux ordres du jour des instances nationales et internationales, ainsi que pour veiller à ce que des ressources et des fonds suffisants soient disponibles pour prévenir et combattre ces problèmes. »

À l'instar des particuliers qui doivent se faire entendre par les organismes et agences, ces derniers doivent adopter de nouveaux moyens efficaces pour impliquer le grand public dans la lutte contre l'oppression fondée sur le sexe. Des éléments de la culture populaire pourraient avoir un rôle à jouer à cet égard.

« Nous croyons que les campagnes, les politiques et les lois sont importantes, mais elles seraient peut-être plus efficaces si les organismes d'État tiraient profit de l'intérêt suscité par des livres populaires », fait valoir Mme White, une sociologue se spécialisant à la fois dans la culture populaire et la violence faite aux femmes. Elle propose comme exemple La moitié du ciel, un best-seller américain signé par les journalistes Nicholas Kristof et Sheryl WuDunn qui a suscité beaucoup d'intérêt dans les médias.

Comme l'éditorial a été commandé par le BMJ, une publication destinée aux médecins et autres professionnels de la santé, il souligne en particulier le rôle que doit jouer le secteur de la santé pour reconnaître et signaler l'oppression fondée sur le sexe. « Même si beaucoup de ces problèmes ont acquis de la visibilité grâce aux expériences des femmes œuvrant au front, la participation du secteur de la santé a eu son importance, parce que la violence entraîne beaucoup d'effets négatifs d'ordre physique et psychologique, et les agences comme l'Organisation mondiale de la santé ont établi comme priorité de prévenir la négligence et l'abus des femmes et des enfants. »

Étant donné la prévalence de la violence fondée sur le sexe, la plupart des professionnels de la santé font face à ce problème dans leur communauté et leur propre pratique, explique Mme Du Mont. En collaborant avec d'autres secteurs comme l'éducation, la justice et le bien-être social, les professionnels de la santé pourront s'assurer que les meilleurs services possibles sont mis à la disposition des femmes et des filles qui en ont besoin.

La lutte contre l'oppression fondée sur le sexe ne concerne pas que les décideurs de politiques; l'inégalité des sexes qui sous-tend le problème doit être combattue à tous les niveaux et par tous les citoyens, y compris les hommes et les garçons.

« Les possibilités de se joindre aux efforts communautaires de sensibilisation et de lutte contre la violence sont nombreuses. Les hommes peuvent participer à la campagne du ruban blanc, par exemple », souligne Mme Du Mont. Et on peut trouver d'excellentes ressources sur l'oppression fondée sur le sexe dans les bibliothèques et sur Internet.

« Beaucoup d'organismes qui travaillent à améliorer le sort des femmes et des filles à l'échelle mondiale – tel que Amnesty International – ont des sites Web qui abondent en informations importantes et en conseils quant aux façons de se joindre à la lutte. »

L'éditorial de Mmes Du Mont et White a été publié dans le BMJ le 28 septembre 2011.

Objectif :  Défense des droits

Origine géographique :  Canada

Langue de la ressource :  Français

Dernière révision par Femmes en santé :  22 octobre 2011


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