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Ce qu’il faut savoir sur la santé des os : les nouvelles lignes directrices d’Ostéoporose Canada
(article de Femmes en santé)

(Ressource Web; Ressource FES)
Auteur : Patricia Nicholson
Organisme : Women's College Hospital, Femmes en santé

La santé des os ne tient plus à la seule densité osseuse. En fait, les nouvelles lignes directrices d’Ostéoporose Canada insistent davantage sur l’importance des risques de fractures que sur la masse osseuse. Elles donnent aussi aux femmes l’occasion de devenir proactives par rapport à la santé de leurs os.

Pendant de nombreuses années, les médecins mettaient l’accent sur le traitement d’une faible densité minérale osseuse (DMO). La DMO se trouvait au cœur de tout diagnostic d’ostéoporose (perte osseuse causant l’affaiblissement des os) et d’ostéopénie (baisse de DMO moins grave que l’ostéoporose).

Les nouvelles lignes directrices ont changé de point de mire, l’objectif principal consistant dorénavant à reconnaître les risques de fractures de fragilité – fractures qui surviennent lorsque des os affaiblis se brisent en l’absence de pression grave ou de trauma.

« Nous écartons les termes ostéopénie et ostéoporose en faveur d’une approche axée sur la reconnaissance des risques de fractures, qu’ils soient faibles, modérés ou élevés », précise la Dre Sophie Jamal, chercheuse au Women’s College Research Institute et co-auteure des nouvelles lignes directrices. « Cette classification des risques de fractures tient compte de la densité osseuse, mais seulement en association avec d’autres facteurs qui pourraient influencer la qualité des os. »

Le grand trio

Bien que certains aspects de ces lignes directrices insistent sur le rôle des médecins, il y a aussi beaucoup de renseignements destinés aux femmes qui souhaitent optimiser l’état de santé de leurs os.

« L’essentiel consiste à maintenir une bonne hygiène osseuse », explique la Dre Jamal. Les trois éléments principaux d’une bonne hygiène osseuse sont les suivants :

  • calcium : 1 200 milligrammes par jour de sources alimentaires et de suppléments;
  • vitamine D : 800 à 1 000 UI par jour sous forme de suppléments;
  • exercice : 20 minutes d’activité physique, de trois à cinq fois par semaine.
Il est à noter que l’apport en calcium a baissé comparativement aux recommandations précédentes. « Trop de calcium n’est pas nécessairement utile et pourrait même nuire », affirme la Dre Jamal.

« On ne peut pas vraiment obtenir de vitamine D à partir des aliments, donc la plupart des femmes ont besoin de prendre un supplément. Si vous prenez une multivitamine, vérifiez si elle contient de la vitamine D, et en quelle quantité. Certaines d’entre elles ne contiennent que 400 UI (moitié de la dose recommandée), mais certaines formules destinées aux plus de 50 ans en contiennent 800. Il faut vraiment lire l’étiquette », insiste la Dre Jamal.

Les exercices de port de poids (activité où le poids du corps est supporté par les os) est le troisième élément d’une bonne hygiène osseuse. Pour maintenir des os en santé, il faut faire 20 minutes d’exercices de port de poids de trois à cinq fois par semaine. « Il peut s’agir simplement de marcher », explique la Dre Jamal.

Voici d’autres manières de favoriser une bonne santé osseuse :
  • Si vous avez plus de 50 ans et n’avez jamais subi d’examen de votre densité osseuse, parlez-en à votre médecin.
  • Si vous avez moins de 50 ans et prenez des stéroïdes (prednisone), parlez à votre médecin de la possibilité de faire vérifier votre densité osseuse.
  • Si vous fumez, arrêtez.
  • Si vous buvez de l’alcool, faites preuve de modération.
  • Si vous consommez de la caféine, faites preuve de modération.
Ce qu’il faut dire à son médecin

Si vous avez subi des fractures, avisez-en votre médecin. Cela peut paraître évident, mais il est facile d’oublier ce genre de choses.

Par exemple, s’il vous arrivait de glisser et de tomber de votre hauteur normale en vous brisant le bras, ce serait considéré comme une fracture de fragilité. Mais il arrive souvent que l’on fasse soigner une fracture du poignet au service des urgences ou dans la clinique des fractures d’un hôpital, et non dans le cabinet de son médecin de famille. Votre médecin ne peut être au courant de vos fractures si vous ne lui en parlez pas. Assurez-vous qu’elle est au courant parce que cela joue dans votre risque de fractures futur.

« Il n’existe pas de fracture ‘normale’, explique la Dre Jamal. Une fracture n’est jamais appropriée ou une bonne chose. Si vous avez subi une fracture, il faut que vous en parliez à votre médecin, parce qu’une fracture peut en entraîner d’autres. »

Si vous remarquez que vous êtes plus petite que dans le passé, il est important que vous en parliez à votre médecin. Le fait de rapetisser peut révéler la présence de fractures par tassement vertébral, c’est-à-dire des os de la colonne vertébrale qui s’affaiblissent et se brisent, de sorte que la colonne raccourcit.

« Si vous remarquez un rapetissement significatif – deux centimètres ou plus –, demandez à votre médecin si une radiographie vertébrale est indiquée », recommande la Dre Jamal en faisant valoir que ces fractures ne provoquent souvent aucun symptôme. « À peu près le tiers des femmes ignorent qu’elles ont subi ce genre de fractures, et c’est la diminution de la taille qui permet de les reconnaître. »

La Dre Jamal décrit les lignes directrices révisées comme un nouveau paradigme pour les cliniciens.

« Avant, on se fiait entièrement sur l’évaluation de la densité osseuse, précise-t-elle. Maintenant on cherche à déterminer si les risques de fractures sont faibles, modérés ou élevés, et ces risques peuvent être influencés par l’âge, une fracture antérieure, etc. »

Mais les cliniciens ne peuvent pas prendre soin de vos os sans votre collaboration.

« Les consommatrices doivent être proactives. Vous devez assumer la responsabilité de votre hygiène osseuse et faire mesurer votre densité osseuse. »

English version:  Click here for English description

Objectif :  Information/soutien aux consommatrices; Information sur la santé

Source de l'information :  Hôpital/Clinique

Origine géographique :  Canada

Langue de la ressource :  Français

Groupes :  Femmes âge moyen; Femmes âgées

Dernière révision par Femmes en santé :  11 mars 2011


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